Un programme d’actions prioritaires visant à réduire les risques vols / actes de malveillance pour les entreprises de bâtiment a été engagé par la FFB, depuis avril 2008 par la signature d’un protocole d’accord avec le ministère de l’Intérieur visant à lutter contre l’ensemble des actes délictueux commis sur les chantiers.
Dans ce protocole, le ministère de l’Intérieure s’engage :
A titre préventif :
à désigner un « référent sûreté » dans chaque direction départementale de sécurité : gendarme ou policier,
à faciliter les demandes d’autorisation d’installation de vidéosurveillance présentées par des professionnels du bâtiment,
à sensibiliser aux impératifs de sécurité l’ensemble des collectivités territoriales,
à donner pour consigne aux forces de sécurité d’intégrer dans leur maillage territorial de patrouille les chantiers sensibles qui leur auront été signalés,
Suite à un acte délictueux :
à renforcer les investigations de police technique et scientifique : elles devront être réalisées dans les 24 heures qui suivent la déclaration du vol,
à intégrer un volet spécifique aux vols sur chantiers dans les plans départementaux de sécurité,
à faciliter le dépôt de plainte des chefs d’entreprises en leur proposant via le « référent sûreté » la possibilité d’un rendez-vous personnalisé au commissariat police ou à la gendarmerie évitant ainsi toute perte de temps.
Pour sa part, la FFB s’engage à :
mettre en relation les « référents sûreté » avec un correspondant local de la fédération départementale,
sensibiliser les entreprises à la sécurisation des chantiers,
former les personnels aux enjeux de la sûreté,
encourager les mesures de prévention et de protection améliorant la sûreté d’un chantier.
Ce protocole est progressivement décliné dans chaque département en une convention entre la préfecture et Fédération départementale du BTP.
Il permet aux entrepreneurs, via leur fédération départementale, de signaler aux autorités leurs chantiers sensibles et ainsi de pouvoir recevoir dans le cadre d’une analyse dite « situationnelle » la préconisation d’un policier ou d’un gendarme « référent sûreté » sur les mesures de prévention et de protection à mettre en œuvre afin de limiter les risques sur un chantier donné en fonction de sa nature de son environnement.